LES PORTES OUVERTES DOSTOIEVSKI-KOLTES 1ère PARTIE: CRIME ET CHÂTIMENT


Photos de Laurent Andrieu, Jeanne et Lucie Revel, Marilyn Yvroux



"l’homme extraordinaire a le droit... de permettre à sa conscience de sauter... certains obstacles"

"Tous ceux qui sont capables de dire quelque chose de nouveau, même pas grand-chose, doivent, de par leur nature, être nécessairement plus ou moins des criminels"


"Ne faudrait-il pas instaurer le port de quelque vêtement spécial, par exemple, ou bien une marque particulière pour les hommes extraordinaires ?"

"Le troupeau, est composé d’hommes conservateurs, sages, qui vivent dans obéissance, une obéissance qui leur est chère"
 "Admettons que quelque homme ou quelque jeune homme s’imagine qu’il est un Napoléon ou un Mahomet – futur, bien entendu – et qu’il se mette à écarter tous les obstacles..."

"Mon expérience distingue en vous un homme cultivé, non habitué à la boisson."

Marmeladov: "Monsieur, pauvreté n’est pas vice, c’est vrai. Je sais qu’ivrognerie n’est pas vertu, et cela encore moins. Mais la misère,  Monsieur, la misère est un vice"
 Marmeladova:" quelle existence luxueuse et brillante on menait chez papa!"
 Marmeladova:"quand je suis allée au dernier bal…chez le maréchal de la noblesse, la princesse Bezemelnaïa m’a remarquée"

 Marmeladova:"Qu’est-ce que vous portez ? Mon Dieu ! Posez-le sur le divan."
Marmeladova:" Il a son compte ! Laissez-le mourir tranquille."
 Marmeladova:"Ils ont trouvé un spectacle!"
 Loujine:"Si on me disait  : « Aime ton prochain" et que, je l’aimais, qu’est-ce que cela donnerait ?"
 Porphyre:"Pardonnez-moi ce maudit rire, je suis quelqu'un de nerveux"
 Porphyre:"je suis toujours en train de marcher, comme ça, aller retour, cet exercice m’est vraiment indispensable, je reste tout le temps assis, les hémorroïdes"

 Porphyre: "Si je m’abstiens de l’arrêter, de l’inquiéter, mais qu’il sache, à chaque heure, à chaque minute, ou du moins, qu’il soupçonne que je sais tout"
 Porphyre:"Vous avez vu un papillon devant une bougie ? Il va rester comme ça, à tourner, à côté de moi, la liberté qui deviendra un poids"
 Rodion:"...me rire au nez et me mettre à la torture, je ne le permettrai pas."
 Rodion:"C’est la dernière fois que je viens vous voir. Je ne vous reverrai plus, si ça se trouve..."

 Sonia: "Mais quand bien même elle me battait, et alors ?"
 Rodion: "Votre père, l’autre jour m’a tout raconté sur vous"
 Rodion:"Votre petite sœur va faire du trottoir, comme vous."

 Rodion:"Ce n’est pas devant toi que je m’incline...
 "...c’est devant toute la souffrance humaine que je m’incline."
 Sonia: "On lui dit : « Seigneur, va et regarde »."
 Sonia:" Lazare, sors et viens. Et le mort ressortit."

 Sonia:"elle m’avait apporté les collerettes et des petites manchettes, pour presque rien, jolies comme tout, toutes neuves, avec de la dentelle"



Marmeladova:"C’est êtrange, Sonia,  même pour l’enterrement de ton père, tu fais si peu d’efforts"


 Amalia:"et Karl demandait peaucoup, peaucoup, qu’il lui tue bas, et mains jointais..."
  Amalia:"et Karl demandait peaucoup, peaucoup, qu’il lui tue bas, et mains jointais..."
 Amalia:"Mein Vater aus Berlin tré, tré important homme était"
Amalia:
Et votre Vater jamais du tout Burgmeister était."
Marmeladova:"On nous distinguera tout de suite, on verra que nous sommes une pauvre famille d’orphelins nobles, poussés à la mendicité"
Marmeladova:": « Protège-nous, mon père ! »
"....plaisir d'amour ne dure qu'un moment"
"...chagrin d'amour dure toute la vie"
Marmeladova:"Dieu doit me pardonner comme ça"
Rodion:"Bon, bien sûr je l’ai tuée, cette vieille, ce n’était pas bien, ce que j’ai fait…"
Sonia:"Un être humain - un pou?"
Svidrigaïlov:"Je vous ai observé plusieurs fois dans la rue" 
Svidrigaïlov:"c’est que vous me paraissez un homme curieux à observer"
Sonia: "Mais qu'est-ce que vous vous êtes fait!"
Rodion:"J’ai appris , Sonia, que s’il fallait attendre que tout le monde devienne intelligent, on n’aurait pas fini d’attendre"
Rodion:"J’ai tué pour moi, pour moi tout seul"
Pulkhéria: "J’attendais quelque chose, j’avais ce pressentiment et, voilà, c’est là." 
Porphyre: "Mais qu'est-ce que vous avez donc vu, dans votre vie?"

Commentaires

  1. Merci pour toutes ces photos, légendées en plus ! Emouvant de revoir et de revivre tous ces instants magiques que vous nous avez donnés à partager. Votre travail sur Crime et Châtiment était vraiment formidable, si juste, si fin...
    Et vous étiez magnifiques, tous ! Je me souviens du choc que ça a été, lorsque j'ai lu pour la première fois du Dostoïevski. C'était Les Possédés. A l'époque j'étais jeune et à fleur de peau: totalement révoltée et anarchiste - avec toute la radicalité et "pureté" qui va avec... Puis, juste après, Crime et Châtiment et l'Idiot aussi. Je ne les ai plus relus depuis. Eh bien votre présentation a réactivité tout cela dès les premières minutes... un flot d'images et une sacrée émotion qui m'ont fait faire un bond en arrière dans cette adolescence torturée, mystique, révoltée, jusqu'au boutiste qui fût la mienne.
    Donc, oui, merci à vous et encore BRAVO à toutes et à tous !

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